Catherine C. Laurent est née en 1962 en Lorraine. Après des études de Littérature et d’Histoire à Aix-en-Provence, et un mémoire de Master en Littérature comparée portant sur Le Voyage à Rodrigues de J.M.G. Le Clézio et le nomadisme intellectuel de Kenneth White, elle s’est installée ensuite à St-Pierre-et-Miquelon où elle a travaillé à la Radio. L’amour de l’insularité, qui avait commencé petite lors de courts séjours à l’île Callot face au port de Carantec en Bretagne, en Corse et en Grèce, l’a menée ensuite en Nouvelle-Calédonie en 1993 où elle a enseigné et écrit pendant vingt ans, à l’île des Pins, à Bourail et à Nouméa. Des séjours en Polynésie et à Rapa Nui (l’île de Pâques) ont aussi nourri son écriture. L’attraction de la grande île-continent australienne habite certains de ses textes. De retour à Paris, elle poursuit l’écriture : romans, poésie, théâtre, essais mais aussi livres jeunesse tout en gardant le lien avec le Pacifique.
Son univers littéraire : il y a eu dans sa jeunesse Marguerite Duras, Mircea Eliade, Kenneth White, ainsi que Kawabata et Tagore. Plus tard les Américains du Grand Dehors l’ont beaucoup occupée et naturellement l’œuvre de Jim Harrison. Les biographies d’auteurs, de peintres et les essais sur l’écriture nourrissent sa réflexion. Demeurent permanents sur sa table de lecture les poètes de la Chine ancienne, les textes fondamentaux du bouddhisme et du taoïsme.